Afterwork de Cergy

21/07/2017 - @ESSEC - Cergy

NOS INVITÉS

Phung Vo

Directeur de BaniStreet

Chantal Dardelet

Responsable du pôle Egalité des Chances de l'ESSEC

Moussa Camara

Président Les déterminés

Hubert Macard

Animateur OKLM Radio

Ce sont près de 200 personnes qui ont affronté le RER A et franchi les portes de l’ESSEC pour retrouver la dose d’inspiration Made in 95 que notre équipe leur a concocté. Le message clé porté par cet Afterwork du Bendo ? Il faut s’affranchir de ses barrières mentales pour réaliser ses rêves. En effet, nos quatre invités ont pour la réussite un appétit populaire qui les a mené là où rien ne les prédestinait.  

Chantal Dardelet, Directrice du programme égalité des chances à l’ESSEC, est originaire d’une famille nombreuse du Nord de la France. Fille de paysans et peu douée à « manager les vaches », elle est très tôt encouragée par ses parents à suivre des études. Après une formation scientifique, elle devient ingénieure chez Safran. Une ascension sociale qui n’a pas toujours été évidente.

« Quand on part de zéro, le capital culturel manque. On n’a pas toujours les clés »

Côté vie perso, cette maman de quatre enfants tient à rassurer les femmes présentes dans la salle : « Les filles, on peut concilier tout ça ! ». C’est d’ailleurs durant un congé parental que Chantal remet en question la forme que prend sa vie professionnelle. Elle s’engage alors dans l’associatif, l’économie sociale et solidaire et le champ politique local à Osny. Elle rejoint ensuite l’ESSEC pour co-construire un programme destiné à aider « tous ceux qui sous-utilisent leur potentiel à aller plus loin que leurs capacités ». Selon elle, « Tout est possible ! ».

C’est aussi ce qu’a fini par comprendre Hubert Macard, originaire de Vauréal et chroniqueur sur OKLM radio. A la suite d’études à l’université qui ne l’enchantaient pas vraiment, il enchaîne les petits boulots en tout genre. Lassé de ranger des vêtements dans des cintres chez H&M, il met tout de côté pour vivre « ce qui ne sera peut-être qu’un rêve et pas une réalité ». A 25 ans, il se forme en école aux métiers de la radio et lance avec deux amis l’émission de débat Ça parle Hip Hop.  

« Si t’es pas dedans, personne ne va venir te chercher ».

Après 3 années de perpétuelle remise en question car aucune radio n’est intéressée, c’est finalement le site de rap NdaHood.com qui souhaite diffuser l’émission. Aujourd’hui, il allie sa passion pour le Rap et le R&B à son métier dans l’émission La Sauce sur OKLM Radio. Il n’hésite pas également à y prendre position sur certains sujets comme les violences policières : « Quand des choses graves se passent et qu’on a une voix, c’est important de l’utiliser et d’en parler. On peut passer des chansons qui ont un certain message ».

C’est à la suite de nombreux affrontements entre jeunes et policiers que l’association AGPR (Agir Pour Réussir) voit le jour, créée par Moussa Camara. L’enfant de Cergy, originaire du quartier La Croix-Petit, décrit ce dernier comme très difficile mais où règne une solidarité incroyable.

« Quand on essaie de se faire justice par nous-même, c’est nous qui sommes perdants. On va en prison, on ressort, ce sont nos mères qui pleurent. ».

De cette volonté d’amener une dynamique positive, l’association se structure petit à petit et se faire remarquer par Les Emeutes Citoyennes, une initiative qui invite à s’inscrire massivement sur les listes électorales.

« Pour être incontournable, deux choses comptent : soit c’est l’argent, soit c’est le nombre. On n’avait pas l’argent mais on avait le nombre » dit Moussa.

A 21 ans, Moussa devient entrepreneur. En parallèle, un fort besoin lié à l’insertion professionnelle se fait sentir au sein d’AGPR. Il fonde alors Les Déterminés afin de démocratiser l’entrepreneuriat. L’idée est de pouvoir créer et devenir des ambassadeurs, peu importe son background : « Des gens sans diplômes sont déterminés, parfois plus que les autres, et il suffit de leur créer des opportunités pour qu’ils puissent aller jusqu’au bout ».

S’il y en a un qui a su multiplier les opportunités, c’est bien Phung Vo, l’homme aux mille et une vies qui a grandi entre Argenteuil et Cergy. Sa force de travail et sa débrouillardise sont caractéristiques des gens de quartiers populaires. Après avoir arrêté l’école à 17 ans, il suit « un mauvais chemin » qui l’obligera quelques années plus tard à prendre conscience de son potentiel. Il débute sa carrière professionnelle par un stage en tant que dessinateur industriel dans la société où travaille son père pour finalement accéder à un poste de chef de projet industriel, l’équivalent d’un poste d’ingénieur.

« Les diplômes ça ouvre des portes mais on peut faire sans. Dès qu’il y a une faille, il faut se faufiler, on rentre dedans ».

En parallèle, Phung a su tirer profit des acquis de ses différents métiers à destination du milieu associatif qui occupe une grande place dans sa vie. Il est aujourd’hui co-fondateur de Bani Street, une association qui vient en aide aux enfants des rues au Bangladesh.

Ghett’up à Cergy, c’était des parcours variés où le mot réussite prend son sens sous toutes ses formes. C’était des rires et des punchlines comme on en a toujours mais aussi quelques larmes versées.

--- Témoignage --- 

Youssoupha a rappé « L'école nous fait la gueule, mais les rues nous font d'la place ». On est fiers d’avoir pu montrer la beauté de la street à l'ESSEC.

NOS PARTENAIRES

Ahmed & Adèle, La Fabrique à Talents est une association créée en 2015, qui fédère et anime le réseau des 1500 jeunes anciens bénéficiaires des programmes "Egalité des chances" de l'ESSEC.

L'association LeDéclic a pour but de sensibiliser les jeunes sur les problématiques de société et de les encourager à devenir des citoyens engagés.

L'ESSEC nous a accueilli pour l'afterwork de Cergy. Cette grande école de commerce forme des étudiants, cadres et dirigeants d'entreprise au management.

Monbanquet était notre partenaire traiteur sur l'évènement. Cette entreprise livre des buffets de qualité à prix abordables !